Famille

Ce bonheur de façade, mais ce bonheur quand même…

Me revoilà sur le blog après plusieurs mois d’absence… Oui, j’ai beaucoup réfléchi quant à l’avenir de ce blog, ce que je voulais en faire, si j’allais continuer, arrêter ou bien me livrer différemment à vous ? Et bien je vais vous laisser découvrir vraiment qui je suis, avec mes joies, mes peines, mes doutes, mes envies, mes qualités, mes défauts et ceux qui m’entourent…

Ceux qui me suivent savent que j’attendais un petit homme pour le mois de Septembre. Certains doivent donc se demander ce qu’il se passe donc maintenant ? Petit d’Homme est-il enfin né et quand ? Il est donc né le 20 Août 2015 (pfiou un Lion au lieu d’un Vierge…) et il a 6 semaines ! Vous comprenez donc aussi le manque de temps pour continuer d’écrire ici…

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Je vais essayer de parler aujourd’hui de mon ressenti du moment, de ce bonheur que je vis mais aussi de cette façade que je créé autour de cette maternité pourtant désirée. Cet article risque d’être un peu brouillon mais reflète vraiment ce qu’il se passe dans ma tête en ce moment…

Lorsque je suis tombé enceinte de Jade, ma première et que j’ai accouché je ne me suis pas sentie maman. Je fais partis de celles qui ont mis plusieurs semaines (mais pour moi plusieurs mois) à aimer vraiment leur enfant. Ces propos peuvent choquer mais je n’en ai rien à faire ! Ceci était ma réalité ! Parce que oui j’étais heureuse quand on me la posée sur le ventre mais j’étais incapable de ressentir de l’amour pour ce petit bébé que je ne reconnaissais pas ! Je ne la prenais pas, sûrement parce qu’elle m’impressionnait. Je ne supportais pas ses pleurs incessants. Il m’a fallu 6 mois avant de dire « Je suis sa maman et je l’aime de tout mon cœur ». 6 mois équivaut à sa première maladie…

Pour ma seconde grossesse rien n’était pareil. Deux mots en cause : Instinct maternel ! Pour la première il a fallu que cet instinct se développe. Pour le second il est déjà bien là ! Cette fois, lorsqu’on m’a posé Joulian sur le ventre, j’ai ressenti tout ce qui m’avait manqué pour la première : « C’est mon fils, je l’aime, il est beau, il ressemble tellement à sa sœur, mon petit, maman est là ! ».

Les premiers jours ont été tellement facile. Ma seule crainte : avoir une seconde fois le baby blues. Cette maladie à la con (oui maintenant c’est considéré comme une maladie) qui m’a foirée l’allaitement, ce truc de merde qui m’a empêché de nouer des liens avec ma puce dès le début… Et chance, cette fois je n’ai rien eu ! Quelle joie, quel bonheur ! Je peux allaiter, profiter de ces moments si précieux… Mais plus les jours sont passés, plus je me suis sentie dépassée par la situation. Non pas que l’allaitement se passe mal, bien au contraire, mais l’épuisement qui vient avec, les questions que l’on se pose sans cesse, les coups de nerfs parce qu’on ne comprend pas pourquoi il ne tient qu’à peine deux heures et pas trois…

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C’est là que se développe le bonheur façade, ce bonheur que l’on montre mais qui n’est pas tout à fait celui que l’on ressent à l’intérieur…

Devant la majorité des gens, je dis que tout va bien, que je suis heureuse de pouvoir allaiter (ce qui est vrai par contre), que je ne rencontre pas de problèmes avec ma grande, juste une régression normale à la venue du petit frère et les coliques et reflux, maladies basiques du nourrisson… Et ces personnes ne se doutent absolument pas des crises de larmes et de la pression que j’ai tout au long des journées et des nuits…

Alors je vais enfin de délecter d’un énorme poids, parce que je pense ne pas être la seule à vivre l’arrivée du second enfant avec certaines difficultés !

Depuis plusieurs semaines Jade est redevenue un bébé. Elle pleure pour un rien , chouine, râle, ne mange plus, se plaint de maux de ventre, de maux divers et variés, veut les bras et est triste avec les larmes aux yeux. Elle ne joue plus avec tous ses jouets non plus et lorsqu’elle joue elle se créé des histoires basées sur la réalité. Elle joue à la maman et refait ce qu’elle voit et vit au quotidien.. Je ne reconnais plus ma fille qui, avant d’être avec ma mère pendant ma fin de grossesse alitée, était joyeuse, intrépide, parlait de plus en plus, qui évoluait et se sentait bien dans sa peau. Elle avait confiance en elle, n’était pas du tout intimidée quand elle se trouvait en public… Et puis du jour où elle est revenue à la maison à temps plein j’ai trouvé une petite puce qui avait perdue confiance en elle, mal dans sa peau, peureuse de tout et de rien, timide, hyper sensible… Mais étant donné qu’elle évolue constamment, je me suis dit que c’était normale avec l’âge…

Depuis l’arrivée du petit frère c’est devenue pire. Et même si je dis que tout va bien, rien ne va plus pour ma petite princesse… Je suis complètement désemparée, je pleure souvent et même devant elle (je sais ce n’est pas bien) mais quand la vague de tristesse m’envahit, je n’arrive pas à me contenir. Je ne veux pas qu’elle vive avec une maman qui craque sous ses yeux et qu’elle se sente responsable de mon bien être ou ma tristesse… Je suis certaine en fait que tout ce qui se passe ne vient pas uniquement de l’arrivée de son petit frère mais vient d’autre chose bien plus profond et qui date d’avant l’arrivée de Joulian… Et mon coeur de maman a mal. Pourtant je fais tout du mieux que je peux. Elle a tout pour être heureuse : des parents qui s’aiment fort, qui l’aiment fort, qui passent du temps à lui parler, à essayer de la comprendre et qui la protègent énormément.

Ensuite il y a Joulian, mon petit d’Homme… Les deux premières semaines, il dormait beaucoup, mangeait bien, et puis vint la troisième semaine, le premier pic de croissance. Il a commencé à prendre plus souvent le sein puis il a aussi eu les reflux et les coliques qui sont survenues… Les nuits ont été compliquées. Je ne sais pas si la pénombre joue sur les nerfs mais au fur et à mesure du temps ma patience diminue de plus en plus. C’est comme si j’angoissais que la nuit ne tombe et que les choses deviennent plus compliquées qu’en plein jour. Et puis la nuit mes démons me rattrapent. Je cogite plus sur le pourquoi du comment je n’arrive pas à avoir de l’empathie pour mon bébé qui a mal au bidou. Je cogite sur ma maman, ses erreurs, ses travers, mes erreurs avec ma grande et puis je pleure, je craque, encore et encore. Aussi je stresse énormément que Joulian réveille sa sœur qui à besoin de dormir et si je n’arrive pas à le calmer je panique… J’ai eu du mal aussi à comprendre qu’un bébé allaité peut demander beaucoup le sein, que ce soit 30 min après la dernière tétée, 1h ou 2h… Je me suis obstinée, à un moment donné, à le faire patienter une heure après la dernière tétée parce que je sais qu’au plus il mange, au plus il a mal au ventre (sacré cercle vicieux…)… En plus il m’a sorti un muguet ! Quand j’en parle on ne cesse de me répéter que c’est bizarre pour un nouveau né qui est allaité… Alors arrive le moment de culpabilité qui te fais penser que tout est de ta faute et que quelque chose ne fonctionne pas chez toi… Enfin, le petit a du mal à dormir la journée. Au début il veut juste rester réveiller mais au fur et à mesure que le temps passe la fatigue prend le dessus et il n’arrive plus a dormir…. Et là vive la galère… Et puis il y a le moment où je ne peux pas faire autrement que d’être avec le petit pour le calmer, le câliner avant de dormir et ma puce à besoin de maman qui vienne la border avant le dodo… Là, j’ai le coeur qui se resserre parce que je ne peux pas le faire, je ne peux pas être là pour ma petite fille chérie…

La chance que j’ai c’est d’avoir un mari présent en ce moment pour m’aider et me relayer au maximum. Mais la encore je culpabilise parce que je me dis que je ne suis pas capable de m’occuper de mon fils une journée complète alors que je sais bien que j’en suis capable… Et je m’en veux de le fatiguer aussi. Parce qu’il est tellement génial… Si j’ai besoin de parler à 3h30 du matin de mes angoisses et de mes craintes, il m’écoute et me rassure, m’aide à comprendre, est présent sans rechigner, juste il le fait avec plaisir et amour… Mais là encore j’ai l’impression de profiter de la situation…

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Bref en façade tout va bien dans le meilleur des mondes… Mais dans la réalité tout n’est pas si beau… Ma fille va mal, mon fils, lui, a ses moments (normal pour un tout bébé), mon mari prend beaucoup sur lui et porte beaucoup sur ses épaules et moi je craque plus que je ne le devrais… Parce que vous savez les gens diraient que j’ai de la chance d’avoir deux enfants qui sont en bonne santé, et d’avoir un mari si attentionné et de ne pas être mal en  point… Mais je ne suis pas d’accord. Malgré tout ce bonheur et bien j’ai beaucoup de coup de moue, de moments qui m’échappent, de soucis en tête… Ce bonheur n’est pas tout beau tout rose…

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6 réflexions au sujet de « Ce bonheur de façade, mais ce bonheur quand même… »

  1. Pas toujours facile d’être maman! le comportement de Jade est normal;il faut lui expliquer que son petit frère est petit et qu’il ne peut rien faire seul,c’est pour cela que vous vous occupez plus de lui mais qu’elle est plus grande et qu’elle peut faire beaucoup de choses seul et lui montrer.
    Passer du temps avec elle toutes les deux, l’inciter à venir à vos cotés lors des tétées,garder le lien,la valoriser en tant que « grande » mais savoir aussi reconnaître ses besoins.C’est difficile mais surtout il ne faut pas qu’elle ait le sentiment d’être mise à l’écart à cause du bébé.J’ai eu trois enfants à un an d’écart et j’ai tenté de garder le lien d’avant et de tout faire pour qu’il se sente investi,concerné dans la venue du bébé.Ce n’est pas facile car ils restent des bébés eux-mêmes mais ils ne doivent pas souffrir de la venue d’un second.Je vous souhaite beaucoup de courage et n’oubliez pas que dans la vie tout ce qui compte c’est l’amour!
    Signé:une maman de quatre enfants.

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    1. Pas facile, et je sais bien que son comportement est normal. Encore la jalousie n’est pas (encore) de la partie. Je fais de mon mieux pour passer un maximum de temps avec elle en lui prenant moi la douche, en jouant à cache-cache, etc. Pendant les tétées elle sait qu’elle peut me caliner et rester près de moi. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait quelque fois. Merci pour vos conseils 🙂

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  2. Article très poignant…rien que le fait que tu en parle prouve que tu es une super maman. Je ne tapprends rien mais les hormones sont en pleine ébullition apres l accouchement. Tu ajoute a ca le changement provoqué par larrivée dun deuxieme bebe et tu te retrouve avec un cocktail explosif! Tiens le coup, respire, laisse toi aider et tu verra dans quelques semaines, quelques mois ca ira de mieux en mieux…

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